Non, non et non, je ne vais pas vous parler de mes derniers achats maquillage chez Mac pour leur seule journée de soldes de la saison, mais bien de peinture, de croquis et autres gribouillages.
Je me suis inscrite à un cours de dessin ET à un cours de peinture (oui, c’est comme ça, quand je n’arrive pas à choisir, ben je choisis pas, ce qui explique certainement pourquoi j’ai autant de paires de chaussures, de vestes, de ceintures peine à me décider) en Septembre dernier et c’est ma bouffée d’oxygène hebdomadaire : mon moment d’évasion à moi, où je ne pense à rien d’autre qu’à concrétiser le lien entre ce que je vois et le support, où rien d’autre n’a d’importance que ma main et son extension, qu’elle soit pinceau, crayon, pastel ou couteau.
Il s’agit donc d’un cours pour débutants, chacun venant avec son niveau et sa sensibilité et la grande qualité de la prof, c’est de trouver des points positifs à chacun de nous, tout en nous faisant progresser : cela désinhibe vraiment et pour ma part, cela m’a permis de dépasser mon appréhension du regard de l’autre. C’est thérapeutique, en fait !
Du coup, je voulais vous montrer mes réalisations, histoire de vous faire découvrir différentes techniques, que pour ma part je testais pour la première fois.
En peinture, le premier exercice a consisté en une approche des couleurs froides et des couleurs chaudes par le biais du pastel gras.
En s’inspirant des vitraux, l’objectif était de dessiner des formes abstraites à la sanguine et de les colorier aux pastels gras, avant de passer sur le papier une éponge imbibée d’encre de chine. Avec l’humidité, la sanguine disparaît et l’encre se dépose plus ou moins intensément dans les trous.

Travail aux pastels gras et à l'encre de chine
Ensuite, nous avons attaqué la peinture sur chevalet, avec la nécessité de faire un choix entre l’acrylique et l’huile … Vu ma patience légendaire, l’acrylique par son temps de séchage rapide et sa facilité d’utilisation me tentait plus.
Après quelques natures mortes ayant pour objectif de nous familiariser avec la peinture, le chevalet, les nuances et acquérir les bases dans la construction du fond et de saisir l’importance des ombres portées ; nous avons réalisé notre première œuvre au couteau.

Coquelicot - acrylique et couteau -
Et parallèlement à cela, en dessin, nous travaillions aussi sur … Les ombres portées, bien sûr, mais aussi les niveaux de gris. Et non, je ne suis pas fan des mouches mais l’exercice était intéressant !

Travail aux crayons et à la mine de plomb
Nous avons aussi appris à faire des croquis très rapides (en 5 minutes) de modèles vivants, pour exercer notre regard aux perspectives et aux proportions du corps humain.

1er croquis au fusain et 2ème croquis à la sanguine
Nous avons aussi travaillé le fond en dessin : à partir d’un papier blanc, il s’agit de réaliser le fond avec du fusain frotté sur toute la surface puis d’estomper au chiffon. Ensuite, avec de la gomme “mie de pain” (une sorte de gomme qui s’utilise par pressions et non par frottements), on vient éclaircir et apporter de la lumière afin de recréer les volumes.

Travail au fusain et à la gomme mie de pain
Et nous avons fait de même avec la sanguine, en travaillant sur le corps humain avec la reproduction de mannequins.

Travail à la sanguine et à la gomme mie de pain
Voilà, je voulais vous faire partager mes découverte et pourquoi pas vous donner envie de vous lancer ! Pour ma part, c’est une vraie révélation !
Bon week-end à vous !
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