Porter le chapeau

Mon pauvre panama, il a fait le Vietnam et ne s’en est pas remis !

Moi qui pensais que j’allais le garder année après année et qu’il allait se patiner gentiment avec le temps, je n’étais que tristesse en le voyant tout piteux. Comme j’y suis attachée, je ne voulais pas le jeter mais il était juste in-mettable en l’état.

J’avais un bout de biais qui traînait d’une ancienne customisation de robe et je me suis donc lancée.

J’ai commencé par coudre par en-dessous le bord du biais sur tout le contour du chapeau, puis j’ai refermé le biais à nouveau tout autour du contour en veillant à faire des points pas trop visibles.

Et le temps d’un épisode de The Man in the High Castle, j’avais terminé ! Je ne risquais pas grand chose d’essayer de le customiser un peu et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ce que cela rende aussi bien.

Comme le contour kaki tranchait un peu trop avec le ruban noir, j’ai décidé de faire le rappel en juxtaposant le biais dessus.

Je suis ravie d’avoir réussi à lui redonner une seconde jeunesse et de continuer à le porter encore (au moins) cet été !

 

 

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Un bon coup de teinture

Il arrive d’avoir dans sa penderie, un vêtement qu’on adore mais dont la couleur est un peu défraîchie et/ou ne nous plaît plus. L’astuce dans ces cas-là (et quand la matière le permet), c’est de le teindre pour lui donner une nouvelle jeunesse.

Je l’ai beaucoup fait pour des pièces blanches ou claires qui avaient perdu de leur éclat avec le temps, avec parfois la surprise de voir ressortir les coutures garder la couleur d’origine. Cela créait des contrastes parfois très intéressants, mais aussi parfois affreux.

Avec mon homme, on aime bien les sahariennes marron 😉

J’aime bien la surprise à l’ouverture de la machine, c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber (paie ta référence cinématographique).

Avec l’expérience, je réalise que la teinture fonctionne avec des vêtements dont j’aime vraiment la coupe et qui sont « indispensables » à ma garde-robe.

J’en veux pour preuve ce short, acheté il y a 25 ans chez Naf Naf (à l’époque où il y avait une boutique outlet à la Part-Dieu, c’est dire !) qui était d’un très joli blanc cassé mais qui a fini par jaunir, voire se tâcher et même se trouver, à force d’être porté sans cesse tous les étés. Je l’ai teint en bleu marine il y a quelques années et continue toujours à le mettre.

Ou encore cette saharienne Comptoir des Cotonniers, qui doit bien avoir une douzaine d’années et qui avait fini par se décolorer au soleil. Un petit coup de teinture dans la même couleur et hop, elle est réellement comme neuve !

Idem pour cette jupe Somewhere, qui commençait également à montrer des signes de fatigue.

Cela peut fonctionner également en cas de tâches légères mais seulement sur les pièces claires et que vous décidez de teindre dans une couleur très foncée.

Ainsi pour ce chino Gap qui s’est décoloré suite à un nettoyage (de tâche donc) au savon : il y avait une auréole claire là où j’ai frotté (note pour plus tard : ce savon est donc un super détachant). Je vous le montre porté dans un prochain look.

Pour les autres, tee-shirt ou débardeur à la coupe pas fabuleuse mais que je ne voulais pas écarter avant d’avoir tenté un petit coup de couleur, c’est un peu la loterie et je dirais que pour l’instant, je ne suis pas vraiment convaincue du résultat.

Le cas de ma jupe Kookaï est assez particulier : si vous me suivez depuis un moment, vous l’avez certainement déjà vue ici ou là et je vous ai toujours dit que je n’arrivais pas à savoir si j’aimais ou pas sa couleur, alors que sa coupe est géniale. Comme je rencontrais quelques difficultés à l’associer, je me suis décidée à la teindre dans le coloris Denim foncé mais j’avoue que je ne l’ai pour l’instant pas plus portée… A voir à l’usage.

Conclusion : la teinture, c’est pour les pièces sûres (le slogan de folie).

Blague à part, quand on cherche à limiter sa consommation de vêtements, je pense sincèrement que la teinture est une option à considérer !

 

Rouge coquelicot

Avec l’arrivée de la chaleur, on a des envies irrépressibles de légèreté et de fraîcheur.

Cette robe bustier m’attendait dans une cabine d’essayage de Frip’Attitude, dont je vous parlais il y a longtemps déjà et où j’accompagnais Petite Soeur qui voulait essayer un short.

Robe Cache-Cache seconde main – Frip’Attitude –

Espadrilles à talons Eram vues ici – collection P/E 2016 soldées –

Panama présenté – chapellerie Cartier –

Lunettes de soleil Barton Pereira portées ici – disponibles chez Contact Optique Brotteaux

Abandonnée par une cliente qui n’avait pas pris le soin de la reposer sur son portant, sa couleur a attiré mon regard.

Par un heureux hasard, elle était dans ma taille et sitôt enfilée, j’ai su que toutes les deux, on allait passer un bel été, à commencer par un beau week-end.

En effet, avec cette petite robe,  mon chapeau et mes espadrilles,  j’avais ma tenue pour fêter dignement la fête des mères à la campagne avant d’embarquer à bord du Love Boat pour une chouette croisière sur la Saône (ce qui explique les décors différents pour les photos).

Je profite de l’occasion pour vous montrer ma petite customisation sur mes espadrilles à talons, achetées l’an dernier.

Leur chaussant continue à être hyper confortable mais je vous avoue que les attacher avec des rubans, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique : ils se défont régulièrement, ne tiennent pas bien le pied et sont soit trop serrés, soit trop lâches.

Du coup j’ai remplacé les rubans par des attaches récupérées sur une vieille paire de spartiates Kickers et j’en suis ravie !

Voici donc une tenue zéro déchet friendly 😉

 

Doudous et compagnie

Avec deux de mes amies qui attendaient des bébés ces derniers mois, j’ai eu envie de confectionner moi-même des cadeaux de naissance, en recyclant du tissu ou de la laine que j’avais déjà en stock.

Pour le petit garçon, j’ai voulu tenter le doudou en laine, avec une pelote qui me restait de la réalisation de mon pull tout doux que je vous montrais ici. En consultant plusieurs manuels dédiés aux doudous en tricot et crochet, j’ai opté pour ce modèle plutôt simple et rapide à tricoter. Comme je souhaitais utiliser une laine en stock, j’ai choisi un modèle préconisant une laine assez proche en terme de grosseur.

Cela m’a pris 2 soirées pour réaliser toutes les pièces. En effet, les morceaux sont vraiment petits et l’ouvrage avance d’autant plus vite que les aiguilles sont grosses.

Il faut compter une soirée de plus pour le montage et le rembourrage.

Ce que j’ai aimé : la rapidité ainsi que la simplicité de réalisation tout comme le modèle assez épuré et mignon.

Ce que j’ai moins aimé : j’ai trouvé que la réalisation des yeux et de la truffe n’a pas été très facile.

Pour la petite fille, j’ai voulu changer en faisant de la couture. Là encore, j’ai épluché plusieurs ouvrages avant de choisir ce modèle très fun et qui semblait relativement simple. Là encore, j’ai pioché dans mes chutes de tissus et j’ai choisi un ancien pantalon en velours milleraies des Soeurs, du tissu fleuri qui me sert habituellement à rapiécer les jeans et une chute de housse de coussin.

Cela m’a pris 2 soirées en tout, montage et rembourrage compris car j’ai tout cousu à la main, mais je pense qu’à la machine, une seule soirée suffit largement.

J’ai fait le choix de ne pas suivre à la lettre les instructions : ainsi j’ai cousu tout le contour des yeux plutôt que de ne faire qu’un point central et brodé le museau plutôt que de rajouter un pompon, essentiellement pour des raisons de solidité.

Ce que j’ai aimé : le fait d’utiliser des chutes de tissus et de choisir celles qui matcheraient le mieux ensemble.

Ce que j’ai moins aimé : il faut monter les pattes et les oreilles rembourrées sur le corps avant de le coudre à l’envers. Cette épaisseur ne facilite pas la couture et il faut faire très attention à laisser suffisamment de marge pour qu’une fois le corps retourné à l’endroit, les raccords des pattes et des oreilles soient propres.

Les Soeurs sont totalement fans de ces doudous et m’en ont même réclamé, arguant du fait que je n’en avais même pas fait pour mes propres enfants (je suis vraiment une mère ingrate).

Un couic sans couac

Sans vouloir à tout prix suivre les tendances, j’aime bien me tenir informée et pourquoi pas les appliquer en les adaptant à mon style, comme pour la longueur midi.

La mode est depuis quelques saisons aux jeans « cropped », comprendre coupés à cru, sans ourlet et dégageant la cheville, en mode 7/8. J’aime bien cette longueur 7/8 mais ne faisant pas une taille « standard », les pantalons sensés arriver à la cheville, sur moi donnent juste l’impression que je porte un pantalon normal, en fait ;-). Du coup, je dois faire soit un ourlet, soit des revers pour obtenir la bonne longueur.

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Ce jeans Uniqlo m’avait été shoppé par une copine à Paris pour la modique somme de 10 €, il y a de ça déjà 5 ans … J’aimais bien sa couleur gris mastic mais il restait somme toute assez « classique » avec sa coupe droite, ce qui explique peut-être pourquoi je le portais assez peu au final.

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Un matin, sur un coup de tête, j’ai dégainé mes ciseaux et je l’ai coupé, à plat, en me disant que je ne risquais pas grand chose : prix d’achat / années x nombre de fois où il a été porté (c’est scientifique la mode).

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Il faut croire que j’ai été bien inspirée puisque cela lui donne un je ne sais quoi de plus rock, vous ne trouvez pas ? Et puis cela me permet de dévoiler mes bottines que je vous présentais ici. C’est peut-être un détail pour  vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup m’a redonné envie de le porter plus souvent. Comme quoi, il suffit de pas grand chose…

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Enfin, nouveau venu suite aux soldes d’hiver, un gilet long noir Monoprix, il fait partie des basiques que je n’avais pas encore et qui a été largement porté depuis que je l’ai réceptionné : en laine et cachemire, il est d’une douceur et d’une chaleur incroyables.

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Avec lui, je renoue avec l’achat de vêtements en ligne, que j’avais un peu boudé depuis quelques années. Mais comme je ne trouvais pas ma taille en magasin alors qu’elle était disponible sur leur site, je me suis décidée, d’autant plus que la livraison et le retour sont gratuits. Et comme je sais que leurs hauts taillent plutôt grands, je n’ai pas hésité à prendre une taille 0 et j’ai bien fait !

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Manteau Cyrillus et ceinture Le Tanneur – seconde main –

Jeans et top Uniqlo (vu ici) – anciennes collections –

Gilet Monoprix, bottines Comptoir des Cotonniers et BO Bala Boosté

– collections A/H 2016 – 2017 soldées –

Sac vintage et lunettes Anne et Valentin

2 écharpes en 1 pour créer du volume

Passez une belle semaine et si vous avez des vacances, je vous souhaite d’en profiter à fond 🙂

Dans quelle étagère ?

Cela fait un petit moment qu’on n’avait pas parlé customisation par ici, non ?

Comme tout le monde, j’attendais avec impatience l’arrivée du beau temps, ou en tout cas d’avoir deux jours consécutifs sans pluie / orage / grêle (plusieurs réponses possibles).

Moins pour enfin dégainer les sandales et enfiler des robes légères – bien que cela soit bien agréable ET légitime à cette période de l’année – que pour pouvoir m’occuper de cette étagère.

Prêtée à un ami il y une douzaine d’années, reléguée au fond de son garage et oubliée jusqu’à son récent déménagement, j’ai eu le plaisir de la récupérer il y a plus d’un mois, mais dans quel état gère !

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Je cherchais justement à compléter une étagère de la même série que nous avions installée chez nous, dont la petite largeur convient parfaitement à notre couloir assez étroit, et commençais à désespérer de trouver son équivalent.

Autant  vous dire que cette découverte est arrivée à point nommé et que je piaffais d’impatience de pouvoir m’atteler à sa rénovation !

La semaine dernière, avec ses deux beaux jours de soleil consécutifs, m’a enfin donné l’opportunité de m’occuper de son cas. Mon balcon n’est pas bien grand (d’où le manque de recul sur les photos) mais bien pratique quand il s’agit de nettoyer, peindre et faire sécher des pièces encombrantes.

Hormis la saleté, la structure et les planches étaient plutôt saines,  une seule ayant bien souffert de l’humidité. Je n’ai pas pris le temps de poncer les pièces car cela m’aurait pris trop de temps et aurait été vraiment salissant pour le coup.

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D’abord, il a fallu nettoyer les planches et la structure à la lessive St Marc avant d’appliquer une sous-couche de base pour accrocher les couches suivantes et uniformiser la couleur.

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J’ai utilisé un reste de peinture blanche pour plafond pour la couche intermédiaire, sachant que j’allais opter pour une peinture acrylique satinée pour boiserie en couche de finition.

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Il m’aura donc fallu 3 x 2 heures de travail, un petit pot de peinture (7 € environ), une météo clémente et de l’huile de coude pour obtenir une chouette étagère, économique et écologique !

La météo semble clémente pour les prochains jours : je sens que je vais continuer sur ma lancée 😉 …

A la chaîne

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Au départ, il y avait ce collier… Soldé à 2 € chez Camaïeu, je l’avais embarqué car je trouvais le pendentif intéressant, mais les chaînes un peu épaisses. J’avais le projet de les remplacer par un cordon ou un ruban plus fin. 18 mois plus tard, il traînait toujours sur une étagère et j’étais sur le point de m’en séparer mais je me suis ravisée au dernier moment, et je crois que j’ai bien fait.

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Des rubans ou des cordons, c’était un peu compliqué car ils nécessitent des accroches spéciales. Du coup, j’ai choisi une chaîne plus fine dans la même teinte. Vendue au mètre  alors que je devais avoir besoin de 20 cm au maximum, je me suis dit que j’allais bien trouver à employer les centimètres restant.

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J’ai veillé à bien conserver le fermoir et les accroches pour les réutiliser à l’identique. Je suis assez contente du résultat, le médaillon est mieux mis en valeur avec une chaîne plus fine, à mon sens.

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Sur ma lancée, et comme les chaînes initiales avaient la bonne longueur pour en faire des bracelets, j’ai tenté une customisation que j’avais vue il y a quelques temps ici.

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Il se trouve que j’avais dans mes placards du fil à broder et un vieux fermoir argenté, reliques de mes périodes « point de croix » et « bijoux en perles » (successives, les périodes ;-)).

IMG_3067Un petit coup de ciseau pour les fils qui pendent et il sera prêt à être porté !

Avec le restant de chaîne, j’ai également transformé un sautoir un peu court en le doublant. Il se trouve que la couleur était vraiment similaire, il suffisait d’intégrer la nouvelle chaîne dans les mêmes fermoirs.

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J’en ai profité pour alléger les breloques et pour les répartir sur les 2 rangs. J’aime bien le rendu plus épuré.

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Avec 5,90 € de chaîne et une petite heure  devant soi (et une pince), on peut transformer 2 colliers et réaliser 1 bracelet ! Allez, je me lance pour le second bracelet avant 18 mois, promis ;-)…

Caddie Crush Saga #2

Oui, j’ai décidé de remettre ça, 2 ans après mon premier essai.

La première fois, je m’étais lancée un peu au pif en me disant qu’au prix de la toile cirée, je ne risquais pas grand chose si ça foirait… Sauf que le résultat était plutôt pas mal, malgré des finitions à revoir.

caddie tout neuf

A l’usage, je me suis dit que j’aurais bien aimé une poche supplémentaire pour mettre mes sacs en papier pour le marché, ou mes tickets de caisse et que le lien coulissant aurait pu être fait dans une matière plus souple… Tout comme le corps même du caddie d’ailleurs car la toile cirée, à force d’être manipulée (la structure se replie et l’ensemble prend très peu de place une fois plié), a fini par se déchirer par endroit (heureusement que je l’avais doublée !).

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J’étais en train de me dire que si je devais le refaire, je choisirais une belle toile enduite, plus souple mais toujours imperméable quand je suis tombée sur cette nappe, soldée à -70 % au BHV, soit 27 € et des poussières (au passage, Nydel est une marque qui fabrique en France et qui existe depuis 1787), imperméable, lavable, repassable, traitée anti-tâche et résistante à 140 ° (si jamais il fait très très chaud ;-)) et  sachant qu’une toile enduite basique au mètre coûte au moins 15 €, le calcul est vite fait. J’ai d’ailleurs achetée la même pour m’en servir de … nappe mais là n’est pas la question ;-).

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Comme je n’avais pas conservé mon patron de la fois dernière, j’ai repris les mesures et suis repartie sur des calculs savants de surface (comme quoi, la géométrie, ça sert quand même) car je souhaitais une fois encore le doubler (et car la nappe était ovale et pas rectangulaire, ce qui ne facilite pas le patronage : ben oui, les rectangulaires n’étaient soldées qu’à -30%).

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Et j’en ai profité pour soigner les coutures, tirer partie du biais existant, faire une ganse pour le lien coulissant afin de faciliter le resserrage et rajouter une poche à l’arrière.

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Cela m’a pris 2 soirées en tout et je suis très fière de vous présenter mon nouveau chariot de course, aux motifs graphiques 🙂

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Bon alors OK, on peut en avoir un tout neuf pour quasiment le même prix mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (et soi-même) ?

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Et puis ça me fait mal au coeur de jeter une structure encore en très bon état, c’est mon côté développement durable 😉

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Et c’est reparti pour un tour ! Elle est pas belle la vie ? 😉

Se faire une toile (cirée)

Après le chariot de marché customisé, je me suis attaquée aux sets de table en toile cirée !

Jusque là, nous avions des sets de table ronds tressés, très jolis mais pas vraiment facile à nettoyer. J’ai donc pris pour gabarit l’un d’entre eux et j’ai découpé les coupons de toile cirée, en optant pour 2 faces de couleurs différentes.

Ne voulant pas changer une équipe qui gagne, j’ai repris le même motif à étoiles mais en alternant avec un fond gris et un fond rouge afin qu’ils puissent être utilisés recto-verso.

Pour la finition, et comme j’aime les challenges – sinon ce serait trop simple -, j’ai choisi de poser un biais de coton…

Et  c’est là que ça se complique car coudre un biais en arrondi, en veillant à ce que le verso soit aussi présentable que le recto, c’est … folklo ! J’avais expérimenté avec le bavoir en toile enduite, où il y avait un peu d’arrondi mais là, j’ai vraiment tourné en rond 😉 !

Finalement, avec un peu de persévérance (et des noms d’oiseaux), au bout du 3ème set, je suis enfin arrivée à faire des coutures relativement droites et régulières et une soirée m’a suffit pour arriver au bout de mon entreprise.

L’astuce, c’est de coudre d’abord un côté et ne pas chercher à coudre les 2 faces en même temps. Il faut ensuite tourner progressivement le set tout en cousant, en essayant de respecter la courbe au mieux.

Avec 1 mètre de chaque toile, j’ai pu réaliser une douzaine de sets de table réversibles, pour un coût total inférieur à 10 € !

Et maintenant, notre table, c’est la piste aux étoiles !

Haute résolution

Dans les bonnes résolutions prises en ce début d’année 2015, j’ai décidé d’arrêter de procrastiner et de me lancer dans un certain nombre de projets restés à l’état de gestation depuis des mois, voire (j’ai honte) des années. Donc cette année sur le blog, il y aura, outre des looks et des bons plans, encore plus de :

couture : j’ai des coupons de tissus et de vieux habits qui attendent patiemment d’être découpés, assemblés, transformés…

linogravure : l’Homme m’a offert cet été des cours chez Affichage Libre et je n’ai pas encore pris le temps d’en profiter…

tricot : une amie m’a ramené d’Islande une belle laine grise qui serait parfaite pour un bonnet. Je n’ai pas utilisé mes aiguilles depuis plusieurs années et si je veux en profiter avant la fin de l’hiver, il faut que je m’active un peu.

peinture : même si cette année je n’ai pas repris de cours, je continue avec une copine à peindre une fois par semaine. J’ai tenté la technique du carnet de voyages et je poursuis dans le dessin « de mode ».

et bien sûr de la customisation, encore et toujours !

Alors on commence tout de suite (ça rigole pas : on a dit « résolution »), par de la couture ! J’ai profité des vacances pour ressortir la machine à coudre et utiliser une belle toile enduite achetée chez Mondial Tissus cet été.

Rehaussée d’un biais rose vif, je la destinais à un bavoir recto-verso pour une petite fille. Je suis partie d’un bavoir de Petite Sœur et l’ai apposé sur le tissu, que j’ai ensuite découpé, tout simplement.

Emballée par le résultat, j’ai décliné cette jolie association sur un cabas, copié sur celui de Papa Pique et Maman Coud. J’avoue avoir un peu galéré pour le fond, que j’ai voulu faire d’un seul tenant.

Comme je n’ai aucune base en couture, j’ai tâtonné et ne suis pas mécontente du résultat.

Les anses sont peut-être un peu fines une fois cousues mais comme sac d’appoint, c’est parfait.

D’autant plus que plié, il ne tient quasiment pas de place dans mon sac à main !

Petite Sœur me voyant plongée dans cet atelier couture m’a réclamé un sac en bandoulière et comme j’avais justement un peu de chute, je me suis lancée, cette fois-ci sans aucun modèle.

J’ai fait quelque chose de très basique : un rectangle de tissu replié, les finitions avec le biais, et avec un petit bouton pression pour faire tenir le rabat.

Alors une vraie couturière aurait certainement des choses à redire mais j’avoue que pour un premier essai, je suis assez fière de moi !

Biais rose 2 € le mètre

Toile enduite 9 € le mètre

Alors, racontez un peu : c’est quoi vos bonnes résolutions à vous ?