Changement de SLip

Cela faisait presque 7 ans que le blog arborait fièrement cette bannière, et je me suis dit qu’il était grand temps de changer de SLip.

Parce que le blog a évolué : les carnets de voyage sont plus nombreux qu’avant, ayant pris l’habitude de partager nos destinations plus ou moins lointaines et notre organisation. Et même si je parle toujours de fringues et de beauté, l’orientation zéro déchet et l’achat responsable ont pris une place centrale dans les articles, en résonance avec mon quotidien et mes préoccupations.

Et puis parce que j’avais envie de nouveauté, certes, mais tout en restant fidèle à l’artiste SLip, dont je vous ai déjà parlé , ici et encore .

Comme le travail de SLip me plaît toujours autant, c’est tout naturellement que je lui ai demandé s’il voulait bien me concocter une nouvelle bannière, qui je l’espère, vous plaira autant qu’à moi ! Je trouve qu’elle correspond bien au contenu du blog et lui apporte une belle modernité.

Sous vos applaudissements !

La constance dans les oeuvres de SLip, c’est le contraste totalement réjouissant entre les images vintage détournées et les visuels aux couleurs saturées. Ses oeuvres nous interpellent, jouant avec l’absurde et beaucoup de second degré. Son univers fourmille de détails ironiques et de références rétro, tout en étant bien ancré dans l’actualité et et le quotidien.

Estime de soi – SLip

L’actu de SLiP : il est dans le dernier Flush Magazine, et fait la couverture de 7Magzine. Il expose en ce moment à La Commune et ce jusqu’au 20 Octobre : Autophagie, après moi le déluge. Il est aussi présent à l’Art’Cuterie, un chouette concept store / barbier / tatoueur / etc… lyonnais (pas dans le 7ème mais à la limite donc ça va).

Il a également crée une série de stickers de décoration pour Modern Art Family que vous pouvez commander ici.

Sticker Grimpette – SLip pour Modern Art Family

Et il a plein de projets sympas à venir, dont une nouvelle expo pour 2020 et une collab’ pour des hoodies et des tee-shirts : hâte de voir ça ! Vous pouvez suivre toute son actualité sur iamslip.com

Allez, je vous laisse admirer son travail, moi je m’en vais écrire de nouveaux articles, pour faire honneur à mon nouveau SLip !

(R)évolution

Cela fait un moment que cet article est en gestation, sans que je sache par quel bout l’aborder. Mais les 10 ans tout neufs du blog m’ont poussée à le finaliser (il était dans les brouillons depuis fin 2016 quand même…).

Si vous suivez ce blog depuis un moment, peut-être avez-vous remarqué un changement dans le contenu des articles au fil des années, et notamment depuis 3/4 ans.

Alors qu’au départ ce blog relayait les bons plans shopping et autres promotions, les bonnes affaires et les nombreux looks composés à partir de nouveautés, il a peu à peu évolué vers du partage de customisations, des photos de voyage, des bons mots d’enfants, toujours saupoudré de looks mais à partir de « vieilles » pièces, avec encore des nouveautés, certes, mais de plus en plus d’achats de seconde main.

Car depuis 2009 (10 ans donc), j’ai évolué (heureusement) et ce blog a suivi cette évolution (inévitablement).

Cela fait 4 ans maintenant que j’ai véritablement souhaité aller vers un allégement de mes possessions et un changement dans ma manière d’acheter, de façon générale.
C’était l’époque des résolutions de début d’année, et je me disais que le rangement de mes placards devenait urgent : que ce soit dans la cuisine ou les chambres des Soeurs, dans mon armoire comme dans les tiroirs de la salle de bain, il y avait un trop-plein de choses qui m’empêchait de profiter vraiment de certaines pièces de l’appartement comme de ce que j’avais.

Rien à voir avec des envies de changement comme j’avais déjà eu : nouveaux meubles, aménagement différent, renouvellement de garde-robe. Non, c’était plus profond, comme si je voulais m’alléger.

Le plus difficile a été d’entamer le mouvement et de le poursuivre… Je suis passée et continue à passer par des phases de tri et de rangement frénétiques comme des phases où j’ai l’impression de faire du sur-place, comme engluée dans toutes mes possessions.

Car ce que j’étais loin d’imaginer quand je me suis lancée là-dedans, c’est que cela prendrait autant de temps. Il peut se passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois entre deux phases. Je ne sais pas si c’est le processus habituel mais j’ai l’impression que le temps joue un rôle important dans la maturation du projet.

Et comme celui-ci concerne aussi bien la garde-robe que le reste, le tri n’est pas évident du tout.

Quand on commence à s’intéresser à la question, on trouve de nombreux livres et blogs sur le sujet : « La magie du rangement « de Marie Kondo ou « l’art de l’essentiel » de Dominique Loreau pour les plus connus, des blogs qui parlent de garde-robe capsule et de minimalisme et autres projets 333.

Même s’ils sont instructifs et qu’on peut y glaner des trucs et astuces pour arriver à trier, « jeter » et ranger, je pense que chaque démarche est personnelle : chacun avance à son rythme, en fonction de ses motivations et besoins. Et dans mon cas, il y a(vait) du boulot !

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fan de fringues et de chaussures : je peux craquer pour une belle coupe, un joli tombé, l’originalité d’un motif mais aussi pour une super promotion, la renommée d’une marque, un achat impulsif.

Alors que jusque-là, avoir près de 100 paires de chaussures, un stock de fringues bien fourni, des tas d’accessoires, me donnait l’impression d’avoir le choix ; j’ai soudain réalisé qu’en fait, très peu de ces choses me plaisait vraiment et que sur 6 tops je n’en portais régulièrement que 2, qu’une paire de chaussures pouvait ne pas être portée plusieurs saisons de suite par manque d’opportunité.

Quand j’ai commencé à organiser les ventes privées, dans l’objectif de vider mes placards, j’ai réalisé que les pièces dont je me séparais étaient celles qui ne me correspondaient pas, soit pour une question de taille (plus de S ? oh, un M ira bien aussi, porté un peu loose), soit parce que j’avais fantasmé l’image que j’aurais en les portant (une jupe en cuir noir ? trop rock !), soit parce j’avais cédé à l’appel de la bonne affaire alors que je n’en avais pas besoin (une paire de baskets de la marque XXX à ce prix-là, ça n’arrive qu’une fois tous les siècles, tant pis si la couleur est… originale), soit un peu de tout ça en même temps.

En allant plus loin dans la réflexion, je me suis dit qu’une des raisons pour lesquelles j’avais 6 tee-shirts blancs mais que je n’en portais régulièrement que 2, c’était que les 4 tee-shirts ne me satisfaisaient pas totalement : un col pas assez large, une matière trop collante, une étiquette qui gratte, une coupe trop longue, une petite tâche…
Il n’empêche que ces tee-shirts que je possède sans les porter prennent de la place dans mon tiroir et dans ma tête.

On pourra se poser la question de l’achat dans un autre article, celui-ci étant déjà suffisamment long comme ça, mais le propos d’aujourd’hui, c’est d’officialiser ce tournant qu’a pris le blog et que vous avez certainement noté.

Après est-ce l’air du temps, une conscientisation de l’urgence d’agir face aux conséquences écologiques d’une consommation effrénée (souvenez-vous j’en parlais déjà ici) ou une évolution personnelle qui s’inscrit dans une révolution globale, je ne saurais pas le dire.

Mais l’essentiel est là : changer…

Harry Tricoteur et l’écharpe de feu

Ce titre vous est gracieusement offert par les Soeurs : je pense que pour les titres d’articles pourris, la relève est prête 😉

Cela fait un moment qu’on n’a pas parlé tricot par ici ! Et pourtant, depuis la dernière fois, j’ai terminé plusieurs ouvrages que je n’ai pas encore eu le temps de vous montrer… J’espère pouvoir les shooter très bientôt.

Mais je voulais vous parler en priorité de ma dernière réalisation, que j’ai faite en 5 jours, enfin 5 soirées pour être plus précise. En effet, je me suis dit que ce tuto pour tricoter une écharpe pourrait vous être utile, à l’approche de l’hiver, car il arrivera bien un jour, foi de Jon Snow 😉

Figurez-vous que je n’avais jamais fait d’écharpe, alors que c’est habituellement la première chose que les personnes font quand elles se lancent dans le tricot…

Il se trouve que par ici, nous sommes de grands fans d’Harry Potter, et ce avant même l’arrivée des Soeurs. Mais désormais, la plus calée, c’est Grande Soeur : elle est complètement accro à cet univers et est incollable sur tous les personnages, lieux et autres sortilèges.

Vous me voyez venir, j’ai donc décidé de lui tricoter une écharpe sur le thème d’Harry Potter, et plus précisément aux couleurs de Gryffondor, à savoir rouge sombre et jaune d’or. Je voulais de la véritable laine et surtout utiliser une taille d’aiguille en 5 minimum pour que l’ouvrage avance vite.

J’ai trouvé mon bonheur comme à mon habitude à l’Atelier de la création, dans le 1er, où les vendeurs sont de très bon conseil. Ils m’ont orientée sur la laine mérinos Aubusson de Fonty, de fabrication française (made in Creuse même), à la fois douce et chaude et qui se tricote super bien, en aiguille de 5. C’est pour déterminer le nombre de pelotes que cela s’est avéré un peu compliqué, car selon le point utilisé, la consommation diffère. Et comme je n’étais pas encore fixée, ni sur le point ni sur le rythme des rayures, on a estimé à la louche qu’il me faudrait 6 pelotes pour faire une écharpe d’1,60 m.

Grande Soeur a choisi d’alterner une grande rayure rouge avec 2 petites rayures jaunes, sans franges. Et moi, après avoir comparé les différents points possibles, je suis partie sur de la fausse côte anglaise, point de référence pour les écharpes. Il a l’avantage de ne pas rouler comme le jersey, de moins consommer de laine que le point mousse, et d’être réversible.

J’ai monté 43 mailles qui représentent une largeur d’écharpe d’une quinzaine de centimètres (pour ce point, il faut  un nombre de mailles multiples de 4, et rajouter 3 mailles). On commence par 3 mailles endroit, puis on alterne 2 mailles envers et 2 mailles endroit. On termine le rang avec 2 mailles endroit. Et on recommence, à l’identique, jusqu’à atteindre la longueur voulue.

Pour les rayures, j’ai déterminé que j’alternerai une bande rouge de 20 rangs, 1 bande jaune de 5 rangs, 1 bande rouge de 5 rangs et 1 bande jaune de 5 rangs avant de repartir sur une bande rouge de 20 rangs. A recommencer jusqu’à atteindre la longueur désirée, à savoir 1,80 m pour cette écharpe. Le plus long, ça a été de rentrer les fils une fois l’ouvrage achevé : j’ai dû y consacrer une soirée entière… Mais je suis bien contente du résultat !

Grande Soeur est ravie, elle attend avec impatience qu’il fasse suffisamment froid pour pouvoir la porter et a déjà prévu de la mettre pour aller voir le 2ème opus des Animaux Fantastiques 😉

Alors, prêt(e) à dégainer les baguettes aiguilles ?

The concrete and the clay

Vous vous souvenez peut-être que j’avais fait une initiation à la linogravure il y a quelques temps ? C’était chez Affichage Libre, un atelier situé dans mon 7ème chéri. Il se trouve que l’atelier propose aussi des cours de modelage – sculpture sur plâtre et que j’avais bien envie d’essayer.

Une lettre au Père Noël plus tard, j’ai donc pu faire connaissance avec l’art du modelage puis de la sculpture, selon la technique de la ronde-bosse (en gros, cela concerne toutes les sculptures reposant sur un socle, contrairement aux reliefs qui sont apposés sur un support comme un mur, un plafond…).

Il m’a tout d’abord fallu choisir un modèle, ce qui n’était pas évident… J’ai finalement opté pour la reproduction d’un buste en bronze, d’une guerrière vietnamienne, ayant appartenu à mes grand-parents et qui orne aujourd’hui la cheminée de mon frère. Ce n’était clairement pas le choix de la facilité pour une initiation mais bon, vous me connaissez, j’aime bien les défis 😉

On commence donc par modeler la terre pour obtenir la forme souhaitée, qu’on va travailler par ajout de matière.

Après avoir défini les grandes lignes du sujet, on rentre dans les détails pour façonner le visage, les épaulettes, le casque.

J’avais dans l’objectif de simplifier et de ne pas reproduire tous les motifs mais même en restant très primaire, cela a représenté un sacré boulot, beaucoup plus rapide à décrire ici qu’à réaliser : il m’aura fallu 3 séances de 2 heures pour terminer ne serait-ce que la phase de modelage !

Cette première épreuve en terre va servir à la réalisation du moule : après avoir inséré une corde sur les arêtes du buste pour faciliter le démoulage, il faut projeter du plâtre liquide coloré afin de complètement la recouvrir.

Une fois que le plâtre a pris, on tire sur la corde (ha ha) pour diviser le moule en deux et on enlève la terre afin d’obtenir les 2 parties qui vont composer le moule.

Avant de rassembler à nouveau les 2 pièces, on prépare la surface intérieure avec un rebouche-pore à base de savon noir (il y a certainement un autre ingrédient mais je ne me souviens plus de ce que c’est), ce qui va également faciliter le démoulage par la suite.

On positionne les 2 morceaux ensemble, en respectant le plan de joint et en renforçant cette démarcation avec de la fibre mélangée à du plâtre pour recréer un moule d’un seul tenant. Une fois tout cela mis en place, on va couler le plâtre à l’intérieur du moule et bien mélanger à l’aide d’un bâton afin d’éliminer au maximum les bulles d’air qui pourraient se former.

Il ne reste plus qu’à attendre que le plâtre prenne avant de casser le moule et obtenir le buste en plâtre final, qu’il faudra retravailler en ponçant, sculptant et ajoutant toutes les finitions.

Pour ma part, j’ai attendu presque 2 mois car entretemps je suis partie en Corse puis le mois de Septembre est passé sans que je puisse trouver du temps pour poursuivre le travail. Je vous propose donc d’attendre vous aussi,  la suite dans un prochain article !

A quoi va ressembler ma sculpture après démoulage, va-t-elle s’en sortir sans dommage ? Suspens…

DIY zéro déchet : les carrés nettoyants

Vous vous souvenez que j’avais décidé de réaliser mes propres cotons à démaquiller avec des chutes de tissus ? Je les utilise toujours et j’en suis ravie. Pour l’application de la lotion astringente et pour le démaquillage, c’est la taille parfaite.

Du coup quand j’ai eu dans mon entourage deux heureux évènements, je me suis lancée dans la réalisation de carrés un peu plus grands pour la toilette de ces petits anges.

J’ai choisi deux tissus tout doux, dont un plus épais et un peu moins absorbant pour une application du lait plus facile.20 cm de tissus sont largement suffisants, surtout avec 1,50 m de large… J’ai encore du rab pour les prochains cadeaux de naissance (ou pour moi);-)

J’ai d’abord découpé des carrés, plus larges que le gabarit : c’est plus rapide et plus simple. Il faut bien penser à assembler les faces extérieures l’une contre l’autre car on coud sur l’envers.

Une fois que tout est coupé et assemblé, il ne reste plus qu’à coudre ! Ensuite seulement j’ai découpé les angles pour me rapprocher de mon gabarit qui avait des angles arrondis.

Alors si vous n’avez pas de machine, sachez qu’il est tout à fait possible de coudre à la main, sauf que cela prend un temps infini. Pour le premier exemplaire, dans un moment de folie, je me suis lancée avec une aiguille et du fil et cela m’a pris 30 minutes. Autant vous dire que je n’ai pas réessayé et que j’ai sorti la machine à coudre : en 2 minutes chrono c’était terminé. Il n’y a pas photo comme on dit ;-).

Il faut bien penser à laisser un petit espace non cousu pour retourner le carré sur l’endroit et bien repousser les coins avec une pointe avant de coudre ce dernier bout, à la main cette fois, plus le choix.

Cela m’a pris 2 heures pour réaliser 16 carrés. Je réalise que je n’ai pas de photo d’un carré entièrement terminé et recousu mais croyez-moi sur parole : ça rend bien !

Cela permet de faire un cadeau de naissance personnalisé, utile et respectueux de l’environnement : elle est pas belle la vie ? 😉

 

Porter le chapeau

Mon pauvre panama, il a fait le Vietnam et ne s’en est pas remis !

Moi qui pensais que j’allais le garder année après année et qu’il allait se patiner gentiment avec le temps, je n’étais que tristesse en le voyant tout piteux. Comme j’y suis attachée, je ne voulais pas le jeter mais il était juste in-mettable en l’état.

J’avais un bout de biais qui traînait d’une ancienne customisation de robe et je me suis donc lancée.

J’ai commencé par coudre par en-dessous le bord du biais sur tout le contour du chapeau, puis j’ai refermé le biais à nouveau tout autour du contour en veillant à faire des points pas trop visibles.

Et le temps d’un épisode de The Man in the High Castle, j’avais terminé ! Je ne risquais pas grand chose d’essayer de le customiser un peu et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ce que cela rende aussi bien.

Comme le contour kaki tranchait un peu trop avec le ruban noir, j’ai décidé de faire le rappel en juxtaposant le biais dessus.

Je suis ravie d’avoir réussi à lui redonner une seconde jeunesse et de continuer à le porter encore (au moins) cet été !

 

 

Un bon coup de teinture

Il arrive d’avoir dans sa penderie, un vêtement qu’on adore mais dont la couleur est un peu défraîchie et/ou ne nous plaît plus. L’astuce dans ces cas-là (et quand la matière le permet), c’est de le teindre pour lui donner une nouvelle jeunesse.

Je l’ai beaucoup fait pour des pièces blanches ou claires qui avaient perdu de leur éclat avec le temps, avec parfois la surprise de voir ressortir les coutures garder la couleur d’origine. Cela créait des contrastes parfois très intéressants, mais aussi parfois affreux.

Avec mon homme, on aime bien les sahariennes marron 😉

J’aime bien la surprise à l’ouverture de la machine, c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber (paie ta référence cinématographique).

Avec l’expérience, je réalise que la teinture fonctionne avec des vêtements dont j’aime vraiment la coupe et qui sont « indispensables » à ma garde-robe.

J’en veux pour preuve ce short, acheté il y a 25 ans chez Naf Naf (à l’époque où il y avait une boutique outlet à la Part-Dieu, c’est dire !) qui était d’un très joli blanc cassé mais qui a fini par jaunir, voire se tâcher et même se trouver, à force d’être porté sans cesse tous les étés. Je l’ai teint en bleu marine il y a quelques années et continue toujours à le mettre.

Ou encore cette saharienne Comptoir des Cotonniers, qui doit bien avoir une douzaine d’années et qui avait fini par se décolorer au soleil. Un petit coup de teinture dans la même couleur et hop, elle est réellement comme neuve !

Idem pour cette jupe Somewhere, qui commençait également à montrer des signes de fatigue.

Cela peut fonctionner également en cas de tâches légères mais seulement sur les pièces claires et que vous décidez de teindre dans une couleur très foncée.

Ainsi pour ce chino Gap qui s’est décoloré suite à un nettoyage (de tâche donc) au savon : il y avait une auréole claire là où j’ai frotté (note pour plus tard : ce savon est donc un super détachant). Je vous le montre porté dans un prochain look.

Pour les autres, tee-shirt ou débardeur à la coupe pas fabuleuse mais que je ne voulais pas écarter avant d’avoir tenté un petit coup de couleur, c’est un peu la loterie et je dirais que pour l’instant, je ne suis pas vraiment convaincue du résultat.

Le cas de ma jupe Kookaï est assez particulier : si vous me suivez depuis un moment, vous l’avez certainement déjà vue ici ou là et je vous ai toujours dit que je n’arrivais pas à savoir si j’aimais ou pas sa couleur, alors que sa coupe est géniale. Comme je rencontrais quelques difficultés à l’associer, je me suis décidée à la teindre dans le coloris Denim foncé mais j’avoue que je ne l’ai pour l’instant pas plus portée… A voir à l’usage.

Conclusion : la teinture, c’est pour les pièces sûres (le slogan de folie).

Blague à part, quand on cherche à limiter sa consommation de vêtements, je pense sincèrement que la teinture est une option à considérer !

 

Le pouvoir des fleurs

Voici le tuto que je vous avais promis pour les fleurs qui venaient compléter ma tenue de témoin de mariage, vous vous souvenez, la fameuse combinaison jaune made in Vietnam ; donc le voici !

Je vous avais expliqué que j’avais dû demander à ma couturière de supprimer les poches de ma combipantalon, trop voyantes avec le tissu jaune. J’ai donc récupéré les chutes pour réaliser des fleurs que je souhaitais mettre dans mes cheveux.

J’ai trouvé les explications en surfant sur le net, et comme à mon habitude je voulais quelque chose de simple et de rapide à faire : un minimum d’effort pour un maximum d’effet 😉

Il suffit de trouver 1 à 2 gabarits de taille différente et de les reproduire sur le tissu, sachant qu’il faut 10 ronds de même taille pour réaliser une fleur.

J’ai utilisé une bobine de fil et un couvercle de pot en verre, que j’ai reproduits sur tout le tissu que j’avais récupéré. Une fois tout découpé, vous obtenez  les 30 morceaux de « pétales » qui vont composer les 3 fleurs.

Après avoir glissé un fil à l’aide d’une aiguille au centre de la pastille, on passe au pliage : chaque pastille doit être pliée en son centre en plusieurs fois, cela dépend de l’épaisseur du tissu choisi. Ici la matière était assez épaisse donc j’ai pu le faire 3 ou 4 fois maximum.

Ensuite, il s’agit de fixer solidement les plis à la base avec le fil. Et renouveler l’opération 10 fois avant de tout coudre ensemble pour former la fleur.

Une fois les fleurs terminées, à vous de voir sur quel support les fixer. J’avais pensé à les coudre sur un ruban pour faire un headband, avant de préférer les fixer sur des barrettes.

Ce système a l’avantage de positionner les fleurs comme vous le souhaitez sur la tête et d’être très discret, les barrettes disparaissant sous les cheveux.

Cette réalisation peut sembler fastidieuse mais est en fait relativement rapide, surtout après avoir terminé la 1ère fleur, on prend l’habitude. Il m’aura fallu 2 heures pour terminer les 3 fleurs, le découpage étant l’étape la plus longue.

 

Matériel :

Tissus

Gabarit

Crayon de papier ou craie de tailleur

Ciseaux

Fil et aiguille

A vous de jouer !

 

Doudous et compagnie

Avec deux de mes amies qui attendaient des bébés ces derniers mois, j’ai eu envie de confectionner moi-même des cadeaux de naissance, en recyclant du tissu ou de la laine que j’avais déjà en stock.

Pour le petit garçon, j’ai voulu tenter le doudou en laine, avec une pelote qui me restait de la réalisation de mon pull tout doux que je vous montrais ici. En consultant plusieurs manuels dédiés aux doudous en tricot et crochet, j’ai opté pour ce modèle plutôt simple et rapide à tricoter. Comme je souhaitais utiliser une laine en stock, j’ai choisi un modèle préconisant une laine assez proche en terme de grosseur.

Cela m’a pris 2 soirées pour réaliser toutes les pièces. En effet, les morceaux sont vraiment petits et l’ouvrage avance d’autant plus vite que les aiguilles sont grosses.

Il faut compter une soirée de plus pour le montage et le rembourrage.

Ce que j’ai aimé : la rapidité ainsi que la simplicité de réalisation tout comme le modèle assez épuré et mignon.

Ce que j’ai moins aimé : j’ai trouvé que la réalisation des yeux et de la truffe n’a pas été très facile.

Pour la petite fille, j’ai voulu changer en faisant de la couture. Là encore, j’ai épluché plusieurs ouvrages avant de choisir ce modèle très fun et qui semblait relativement simple. Là encore, j’ai pioché dans mes chutes de tissus et j’ai choisi un ancien pantalon en velours milleraies des Soeurs, du tissu fleuri qui me sert habituellement à rapiécer les jeans et une chute de housse de coussin.

Cela m’a pris 2 soirées en tout, montage et rembourrage compris car j’ai tout cousu à la main, mais je pense qu’à la machine, une seule soirée suffit largement.

J’ai fait le choix de ne pas suivre à la lettre les instructions : ainsi j’ai cousu tout le contour des yeux plutôt que de ne faire qu’un point central et brodé le museau plutôt que de rajouter un pompon, essentiellement pour des raisons de solidité.

Ce que j’ai aimé : le fait d’utiliser des chutes de tissus et de choisir celles qui matcheraient le mieux ensemble.

Ce que j’ai moins aimé : il faut monter les pattes et les oreilles rembourrées sur le corps avant de le coudre à l’envers. Cette épaisseur ne facilite pas la couture et il faut faire très attention à laisser suffisamment de marge pour qu’une fois le corps retourné à l’endroit, les raccords des pattes et des oreilles soient propres.

Les Soeurs sont totalement fans de ces doudous et m’en ont même réclamé, arguant du fait que je n’en avais même pas fait pour mes propres enfants (je suis vraiment une mère ingrate).

The Beauty and the Best #6

Cette fois-ci, c’est un BIOty and the Best que je vous propose, avec un peu de zéro déchet dedans aussi.

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Comme je vous le disais , cela fait un moment que j’utilise le Basic 3 temps de Clinique (genre plus de 11 ans puisque je me souviens m’y être mise après la naissance de Grande Soeur). Et à raison d’un renouvellement tous les 2/3 mois, ça représente pas mal de sous (même si des âmes charitables – et voyageuses – m’en ramenaient des Duty Free) et surtout beaucoup de déchets.

Après avoir réfléchi aux avantages que je trouvais au Basic 3 Temps (nettoyage, lotion, hydratant) je me suis décidée à changer pour des produits bio, moins coûteux et dont je connais la composition, tout ça dans une logique « less waste ».

Dans ces cas-là, internet est une vraie mine d’informations et c’est sur ce blog que j’ai finalement pioché ma recette pour la lotion astringente. Ayant une peau mixte, la lotion tonique faite maison décrite semblait bien me correspondre alors je me suis lancée.

J’ai donc utilisé un ancien flacon Clinique pour ma mixture et après un peu plus d’un mois d’utilisation, je peux dire que l’essai est transformé ! Je retrouve le côté tonique et astringent, avec un parfum discret. Et pour un coût dérisoire puisque je vais pouvoir utiliser le flacon d’eau d’hamamelis pour 3 fournées, et je ne vous parle pas du flacon d’huile essentielle qui risque de durer un bon bout de temps…

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Eau d’hamamelis 250 ml 4,91 €

Huile essentielle arbre à thé 5 ml 3,25 €

J’applique la lotion avec mes nouveaux carrés à démaquiller faits maison puis j’hydrate avec le gel d’aloé vera mélangé avec un peu d’huile d’argan pour éviter que la peau ne tire trop. Pour bien doser l’huile, j’en ai transvasé une partie dans ce  très vieux pulvérisateur de parfum Muji.

Et je me sers également de l’huile d’argan pour me démaquiller : c’est assez efficace, sachant que j’avais un peu peur pour le mascara waterproof mais le résultat est probant.

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Huile d’argan 50 ml 10,90 €

Gel d’aloé vera 100 ml 12,69 €

Je vous avais parlé d’un super produit anti-bouton ici, et bien j’ai trouvé son pendant en version bio : l’huile essentielle de lavandin (ou de lavande, c’est la même plante mais pas la même partie). J’en applique une petite goutte sur la zone à traiter le soir au coucher et pfiou, envolé le vilain bouton !

Attention toutefois à faire des tests sur la peau avant d’appliquer directement l’huile essentielle, et si votre peau est sensible, diluez dans de l’eau pour que ce soit moins concentré !

Et je finis par une crème pour les mains bio, sans odeur et plutôt satisfaisante : elle pénètre bien et laisse un très léger film presque imperceptible sur les mains.

J’espère que ce BIOty and the Best vous aura intéressé(e)s et je vous souhaite une belle semaine !